La semaine dernière, s’est tenue au Musée Océanographique de Monaco, la 14ème Réunion du Comité Scientifique de l’Accord pour la Conservation des Cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone Atlantique adjacente (ACCOBAMS).

Une quarantaine de participants étaient présents dont les Membres du Comité, les représentants régionaux, les représentants des Unités de Coordination Sous-Régionales (Méditerranée et mer Noire), différents Organismes Internationaux ayant des actions en lien avec le domaine de conservation des cétacés (l’ASCOBANS, la CBI, la CIESM, la CMS, l’ECS, l’UICN, l’Accord Pelagos), les Partenaires de l’ACCOBAMS ainsi que de nombreux experts.

Cette réunion a permis au Comité Scientifique d’identifier les prochaines actions de conservation à mener par ses différents groupes de travail et de les retranscrire sous forme de recommandations. Ainsi, les problématiques liées au bruit sous-marin, au suivi des populations de cétacés, aux collisions avec les navires ou encore aux effets néfastes de la pollution et des déchets marins ont été au centre des discussions.

Ces recommandations ensuite seront intégrées dans des propositions de résolutions qui seront soumises aux représentants des 24 Pays de l’Accord lors de la 8ème Réunion des Parties en novembre 2022 à Malte. Ces recommandations serviront de base à l’élaboration du programme de travail de l’ACCOBAMS pour 2023-2025.

Cette réunion internationale était également l’occasion de consolider les nombreuses collaborations basées notamment sur le transfert des connaissances et des compétences entre les scientifiques des différentes régions de la zone de l’Accord. La finalité de l’ACCOBAMS étant de promouvoir et de faciliter la coopération régionale à tous les niveaux, par la mise en œuvre des mesures nécessaires pour garantir la conservation des cétacés.

Les baleines, sont en effet un rouage essentiel de la chaîne alimentaire de la vie sous-marine, et le moyen le plus efficace aujourd’hui de séquestration du dioxyde de carbone. Un seul de ces mammifères est responsable en moyenne de l’absorption de 33 tonnes de CO2 ; à sa mort, ces cétacées coulent au fond de l’océan, retenant ce gaz absorbé pendant des siècles.

Il n’y a jamais eu de comptabilité mondiale officielle du capital naturel dans le produit intérieur brut (PIB) d’aucun pays, cependant, à leur niveau, la valeur économique de l’interaction entre les baleines et l’écosystème marin est évalué par le FMI à 2 millions de dollars par baleine. Ainsi 1 seule baleine équivaut à 1.000 arbre en terme d’absorption de CO2.

Quant au Forum économique mondial, l’organisation affirme que 44.000 milliards de dollars du PIB mondial – soit environ la moitié de son total – dépendent fortement ou modérément de la nature, principalement dans l’agriculture, la construction et les industries agroalimentaires.

« Nous devons envisager une définition élargie du PIB afin d’empêcher de brosser un tableau artificiellement positif en excluant le capital naturel que nous épuisons »

Justin Johnson, applied economics at the University of Minnesota

Source: Direction de la Communication du Gouvernement Princier de la Principauté de Monaco, FMI, ACCOBAMS – Accord pour la Conservation des Cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone Atlantique adjacente