Dépenses et endettement des grands groupes Français

L’analyse des comptes consolidés des grands groupes français (hors secteur financier) a mis en évidence leur capacité d’adaptation au contexte de la crise sanitaire. Face au recul de l’activité qui a affecté chiffre d’affaires et rentabilité, ils ont diminué les distributions de dividendes, préservé leur niveau global d’investissement et maîtrisé leur endettement financier net en renforçant leur trésorerie. Ces évolutions agrégées sont naturellement hétérogènes selon les secteurs d’activité.

La dernière publication de la Banque de France de Novembre – Décembre 2021, contient un article intitulé “Face à la crise sanitaire, les grands groupes ont ajusté leurs dépenses et maîtrisé leur endettement financier net en 2020”, qui analyse la situation économique et financière des grands groupes – non financiers – privés français en 2020.

Pour réaliser cette étude, la banque de France a utilisé les données des comptes consolidés (issues de la base FIBEN) de 238 grands groupes français non financiers privés. ayant un effectif de plus de 5000 salariés, un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros et un bilan supérieur à 2 milliards d’euros.

L’article s’articule en 5 courts chapitres :

1. L’activité et les résultats marquent un net fléchissement

La baisse de l’activité des grands groupes est marquée, mais la variation de valeur ajoutée est identique à celle de l’ensemble de l’économie française.

L’EBIT et le résultat net récurrent se dégradent en raison de la hausse des charges de personnel et des dépréciations

2. En 2020, la rentabilité s’établit à un niveau très inférieur à celui d’avant 2008

Le taux de distribution des dividendes atteint son plus bas niveau

3. Le besoin en fonds de roulement baisse tandis que le taux d’investissement progresse

Les grands groupes maîtrisent leur besoin en fonds de roulement grâce au crédit interentreprises

L’investissement se maintient malgré la crise sanitaire

4. En 2020, les grands groupes renforcent leur trésorerie malgré la baisse d’activité

5. La dynamique d’endettement est orientée à la hausse, mais très hétérogène

Le taux d’endettement a progressé en 2020

En 2020, la dépendance au financement bancaire diminue pour atteindre un niveau historiquement bas

La capacité à rembourser l’endettement se dégrade, ponctuellement, en 2020

Des structures financières plus hétérogènes entre les grands groupes

L’article de al Banque d France peut être consulté ici.

Source: Banque de France