Le Département des Finances et de l’Economie et la Banque Publique d’Investissement France (Bpifrance), ont organisé le 19 septembre dernier à Monaco, une conférence sur le thème de l’investissement responsable, et comment allier performance financière et impact concret.

Bpifrance Monaco Investissement Responsable

Après une introduction du Conseiller de Gouvernement-Ministre des Finances et de l’Economie, Monsieur Jean Castellini sur le positionnement de la place financière monégasque axé vers le durable, Madame Anne-Sophie Marin, Responsable ESG BPI France, a souligné l’importance de voir et d’investir sur du long terme, pour accompagner la transition.

“L’initiative Monaco Finance Durable lancée en 2021, a pour objectif de déployer des sommes très significatives pour accompagner le domaine du développement durable, que ce soit au travers du fonds vert au niveau national, ou de la stratégie d’investissement du Fonds de Réserve Constitutionnel, mais également, si tout la place financière monégasque s’oriente vers ces stratégies et ces produits, ce n’est pas moins de 150 milliards d’euros qui pourraient être déployés, réinvestis et utilisés partout à travers le monde pour que des solutions innovantes voient le jour.”

Conseiller de Gouvernement-Ministre des Finances et de l’Economie, M. Jean Castellini

Au cours de cet évènement, différents gérants d’actifs financiers ont présenté la méthodologie ESG appliquée à leurs solutions innovantes, et leurs produits d’investissement responsable.

Ces initiatives dans le domaine du capital investissement portent, par exemple, sur l’indexation des performances et des revenus à des enjeux environnementaux (« TILT Capital », « KARTESIA » et « CANDRIAM »). Elles concernent également la sélection et la promotion de technologies de pointe, pour trouver des solutions concrètes à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique (sociétés « JOLT Capital » et « CAPRICORN »).

Intervenants comme invités ont pu échanger sur les différents métriques utilisés, les notions d’additionnalité, de mesurabilité ou de matérialité. A ce sujet l’un des experts présent dans la salle, a d’ailleurs rappelé que la différence essentielle qui existe entre la taxonomie verte européenne se situe au niveau du concept de double matérialité, qui exige des investisseurs de rendre compte aussi bien de l’impact négatif de l’environnement sur leur activité que de l’impact négatif de leur activité sur la planète. Un principe de double matérialité que l’on retrouve dans la taxonomie verte et la CSRD et qui est à la base du reporting extra -financier. 

Bpifrance Monaco Investissement Responsable

Article: Joana Foglia Source: Département de la Communication du Gouvernement Princier de la Principauté de Monaco