Le déploiement de boucles thalassothermiques pour accélérer la transition énergétique à Monaco.

L’énergie des bâtiments est responsable de 35% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de Monaco. Un chiffre déterminant au regard des objectifs de réduction des émissions de CO2 de la Principauté, soit 55% en 2030 et la neutralité carbone en 2050.

Dans cette perspective, le Gouvernement favorise et organise la sortie des énergies fossiles, utilisées pour chauffer les bâtiments de la Principauté. Le déploiement de deux nouvelles boucles thalassothermiques – qui apporte une alternative au fioul, interdit au 1er janvier 2022 – est au cœur de cette stratégie et l’Etat y investit plus de 60 millions d’euros.

La thalassothermie n’émet aucune pollution et ne perturbe pas l’écosystème marin. Seule l’électricité est nécessaire à son fonctionnement et à ce titre, le groupement monégasques de prestataires, constitué par la SMEG, SOGET et MES, s’engage à approvisionner uniquement de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables.

Monaco a été l’un des premiers pays à développer ce type d’énergie, également appelée «énergie thermique marine», sur son littoral et que son impact sur l’écosystème marin est nul. Les boucles thalassothermiques consistent à récupérer de l’énergie calorifique de la mer pour alimenter des bâtiments en chaleur et en froid. En d’autres termes, la température de l’eau de mer est exploitée afin de chauffer et climatiser des bâtiments.

On dénombre aujourd’hui plus de 80 pompes à chaleur sur eau de mer sur tout le territoire monégasque. Parmi
les plus emblématiques : celles du Grimaldi Forum, du Musée Océanographique, le Stade Nautique Rainier III,
l’Auditorium Rainier III ou encore des établissements de la Société des Bains de Mer.

Le réseau de chaleur et de froid de Fontvieille, en fonctionnement depuis 1986, est également alimenté par un
pompage eau de mer, qui permet de desservir l’ensemble du quartier de Fontvieille et opérant sous la marque
commerciale seaWergie.

En 2015, le projet Optima-PAC permet de vérifier que la technologie des pompes à chaleur n’a pas d’effet nocif
sur le milieu marin et que ses performances peuvent être encore optimisées.

Le déploiement des boucles thalassothermiques avance de manière très concrète.

Une première partie de la boucle du quartier de la Condamine est déjà déployée avec un premier immeuble, le Winch, client de seaWergie depuis juillet. La prochaine étape est de taille, il s’agit du raccordement du Centre Administratif, lequel interviendra le 8 novembre prochain. Il est à noter qu’au Larvotto, les infrastructures primaires de la boucle ont été réalisées et la première sous-station, alimentant les commerces du nouveau Complexe Balnéaire du Larvotto, est en fonctionnement depuis le 1er juillet dernier.

Le concessionnaire est mobilisé auprès des copropriétés et de leurs syndics. La priorité est donnée aux bâtiments actuellement chauffés au fioul, lesquels, en se raccordant, effaceront leurs émissions de GES.

Cette solution d’avenir a déjà séduit nombre de copropriétés. Plusieurs d’entre elles ont voté le raccordement à la boucle thalassothermique en Assemblée Générale, voire entamé leurs travaux de mutation. Certaines opérations immobilières ont d’ailleurs fait ce choix vertueux, tout comme les opérations publiques structurantes (notamment l’opération Testimonio II), qui ont intégré cette composante à leur programme dès leur conception.

L’ambition partagée par seaWergie vise le raccordement de 29 bâtiments d’ici 2024 ; leur consommation de chauffage et d’eau chaude sanitaire sera assurée au travers de la production d’environ 26 000 MWh d’énergie totalement décarbonée, soit une économie annuelle de 6 025 tonnes de CO2 par rapport à leurs installations actuelles.

Source: Direction de la Communication du Gouvernement Princier de la Principauté, seaWergie