Denis Beau, ancien dirigeant de la Banque centrale de France, a ouvertement plaidé la nécessité d’une intégration accrue de la blockchain. Il avait soulevé pas mal de sourcils lorsqu’en tant que «premier sous-gouverneur» de la Banque centrale Français, il a proposé que la technologie blockchain soit utilisée pour les règlements de paiement en euros.

Dans son discours à la «deuxième conférence annuelle sur la technologie et l’innovation des marchés des capitaux», il a déclaré que le mécanisme de paiement local dans l’UE doit intégrer davantage de technologies basées sur la blockchain. Il a noté que la technologie de distribution via le legder pourrait alimenter les paiements paneuropéens.

Il a ajouté que de tels systèmes novateurs ont le potentiel de changer le domaine financier séculaire. Les exigences actuelles du marché peuvent être satisfaites par la voie de jetonisation (Token) et l’utilisation de DLT ou de technologies similaires. À mesure que les technologies décentralisées évoluent, de plus en plus de nations se présentent et acceptent leur potentiel. Outre leur utilisation dans le domaine financier, ils sont également utilisés dans les soins de santé, l’assurance et les initiatives de politique publique.

Fait intéressant, de nombreux pays font des recherches sur les monnaies numériques centralisées qui compléteront leur monnaie fiduciaire. Le Japon et la Chine sont de brillants exemples dans le domaine de l’intégration de la blockchain. Cependant, les pays développés comme les États-Unis prennent leur temps et s’assurent que des politiques appropriées sont en place avant qu’une telle étape importante ne soit entreprise.

Denis Beau soutient une intégration extensive de la blockchain. Dans son dernier discours, il semblait être devenu un fervent partisan du domaine décentralisé. Il a dit que les difficultés actuelles de l’infrastructure du marché de gros pourraient être supprimées en explorant de nouvelles avenues grâce à l’intégration de la blockchain.

Les processus de paiement en temps réel peuvent être affinés avec des technologies modernes. L’efficacité opérationnelle des règlements transfrontaliers et multidevises peut être réalisée efficacement. Il a poursuivi en disant que même la Banque Centrale Européenne devrait examiner comment le DLT peut être utilisé dans les règlements de paiement en euros. Beau ne s’est pas arrêté là !

Il a expliqué comment la «Banque de France» a mis en œuvre MADRE. Il s’agit d’un système de registre décentralisé dérivé de la blockchain. Ses commentaires interviennent dans le contexte du lancement par l’Union européenne d’un fonds DLT et IA qui fera des recherches sur l’intelligence artificielle financière et les technologies de la blockchain. Avec quatre cent quarante millions de dollars (440 millions de dollars), le fonds aura inévitablement un impact sur la façon dont les paiements sont réglés dans la zone euro.

Article – Gurpreet Thind – Source Cryptopolian