Robert Ophèle, Président de l' AMF accueilli par l AMAF Monaco

M. Robert OPHELE, Président de l’AMF, Accueilli par l’AMAF

M. Robert OPHELE, Président de l’Autorité Française des Marchés Financiers (AMF), accueilli par l’Association Monégasque des Activités Financières (AMAF) dans le cadre du Forum de la Coopération Financière.

Le 5 novembre dernier, l’Association Monégasque des Activités Financières (AMAF) a accueilli le Président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) dans le cadre du Forum des CRF francophones, lors d’un déjeuner débat sur les enjeux des crypto monnaies et de l’actualité du système financier.

Selon M. Robert OPHELE, « La digitalisation des actifs est une source majeure d’innovation » qui doit néanmoins être régulée au niveau national, avant de légiférer au niveau européen. La loi PACTE du 22 Mai 2019, dans cet esprit, donne le cadre de levées de fonds par émission de jetons (Initial Coin Offering ou ICO) et de la surveillance des Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN). Elle prévoit un enregistrement obligatoire auprès de l’AMF pour certains acteurs et un agrément optionnel. A ce jour, l’enregistrement auprès de l’AMF est possible et obligatoire pour deux types de service :

  • l’achat/vente d’actifs numériques contre une monnaie ayant cours légal (par exemple, échanger des bitcoins contre des euros)
  • et la conservation d’actifs numériques pour le compte de tiers (conservation des clés privées des clients et capacité à les utiliser en leur nom).

« Aujourd’hui, 25 porteurs de projets (ICO ayant reçu leur visa) sont enregistrés, 30 à la fin de l’année»

Robert OPHELE, Président de l’Autorité Française des Marchés Financiers (AMF)

L’analyse des cas de cyber-manquements d’initié ou de cyber diffusion de fausses informations montre que toute la chaîne des acteurs du monde financier peut être touchée : émetteur, banque, diffuseur d’information, régulateur boursier, bourse, etc. De leur côté, les cas de cyber manipulation de cours analysés découlent principalement de l’intrusion de comptes de trading de particuliers.

Une coopération internationale renforcée des régulateurs est donc nécessaire. Elle reste difficile et le cadre juridique international encore peu adapté. La participation active aux différents groupes de travail internationaux dédiés à la cyber sécurité financière et l’implication des institutions européennes apparaissent donc primordiales afin d’enrayer cette cybercriminalité boursière.

Source: Direction de la Communication du Gouvernement Princier de la Principauté de Monaco, AMF, AMAF

Auteur de l’article : Wealth Monaco