IMSEE MONACO

Monaco: Bulletin Économique T3 2020 et Activités Financières

Sophie Vincent, Directeur de l’Institut Monégasque de la Statistique et des Etudes Economiques (IMSEE) entourée des Conseillers de Gouvernement – Ministres Jean Castellini et Didier Gamerdinger ont présenté le Bulletin de l’Economie de la Principauté relatif au 3ème trimestre 2020.

Les résultats de l’IMSEE indiquent que la reprise d’activité en Principauté durant l’été « a permis le redressement de certains indicateurs. Toutefois, le cumul annuel de ces données reste très en recul, pénalisé par les résultats du 2ème trimestre 2020 ».

Ainsi, depuis janvier, comparé à la même période 2019, le chiffre d’affaires de la Principauté est en baisse de 11,5 % perdant près de 1,2 Mds €. Il retrouve néanmoins son niveau 2016-2017 et reste proche des 10 Mds € (hors activités financières et d’assurances)

La situation sanitaire mondiale continue d’avoir des répercussions importantes sur les échanges mondiaux de biens, y compris pour la Principauté de Monaco.

Le commerce extérieur est retombé à un niveau légèrement inférieur à 2015. En revanche, si les achats ont diminué de moitié, les ventes résistent mieux, ce qui entraine une forte réduction du déficit de la balance commerciale.

Les transactions avec l’Union Européenne reculent de 39% contre 47% pour celle hors de l’UE. Les principaux partenaires commerciaux de la Principauté restent l’Italie (18% des ventes et 35% des achats) et la Suisse avec des exportations en hausse de 51%.

La Chine devient le premier fournisseur avec des importations en progression de 28% notamment pour les produits de textile.

L’incertitude du Brexit pèse fortement sur les échanges avec le Royaume Uni en baisse de 75% pour les importations et de 58% pour les exportations

Fin septembre 2020, on dénombre près de 4 500 emplois de moins par rapport à septembre 2019 (- 7,7 %) dans le secteur privé, en progression par rapport à juin 2020, et à ce jour un total de 540 emplois en chômage total.

Le dispositif de chômage partiel ou total – le CTTR – a permis d’amortir la baisse.

« le Gouvernement s’était engagé dès le début de la crise sanitaire à maintenir l’emploi et l’activité. Il aura consacré d’ici la fin de l’année près de 110 millions d’euros, soit 10% de son budget, aux différentes aides, dont le CTTR ».

Didier Gamerdinger – Conseiller de Gouvernement – Ministre des Affaires Sociales et de la Santé

Grâce aux mesures de soutien aux entreprises, le nombre de radiations d’établissements a été moindre qu’en 2019 (328 contre 374) et le solde entre créations et disparitions d’entreprises est resté positif, malgré une nette baisse des créations au mois de septembre.

Le nombre d’employeurs est de 6105 en septembre 2020 soit seulement 58 de moins qu’en 2019.

« Ce qui est important aujourd’hui c’est le plan de relance avec certains effets immédiats comme l’injection dans l’économie de 5,5 millions d’euros à travers le fonds rouge et blanc et l’application Carlo, la poursuite du CTTR pour soulager les entreprises et de la CARE (Commission d’accompagnement pour la relance économique). »

Jean Castellini – Conseiller de Gouvernement – Ministre des Finances et de l’Économie

Trois secteurs ont donc mieux résisté à cette crise : les Activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (+31%), les Activités immobilières (4,9%) ainsi que les Activités financières et d’assurances (+3,5%)

Concernant les activités financières le montant des actifs gérés par les banques est de 130 milliards en Juin 2020 contre 134 milliards en Décembre 2019, selon les données de l’AMAF. Un secteur qui a réussi à préserver la totalité de ses emplois et affiche même une légère hausse de 0,2%

« Cette stabilité doit être saluée en termes d’encours gérés et d’emplois. Les lauréats des trophées de l’économie du MEB, Gian Luca Braggiotti & Anthony Stent Torriani de la société de gestion Monaco Asset Management ont tous deux confirmés que l’année a été très bonne pour les banques et les sociétés de gestion monégasques, en termes de rotation des portefeuilles et d’activité de leurs clients.

On voit donc un impact marché très mitigé qui peut avoir de multiples causes, comme des capitaux neufs déposés dans les banques monégasques, une grande stabilité des encours, ou d’autres données comme la profitabilité soulignée par tous les acteurs de la finance au sujet de l’année 2020.

C’est très satisfaisant du point de vue de l’emploi, les activités bancaires et financières ont très vite embrassé le télétravail et ont pu offrir à leurs clients un service de très haut niveau à distance. Il s’agit donc d’un des secteurs, avec la construction, qui a le mieux réussi à s’adapter et à surmonter la crise ».

Jean Castellini – Conseiller de Gouvernement – Ministre des Finances et de l’Économie

Article: Joana Foglia – Source : Direction de la Commnication du Gouvernement Princier de la Principauté de Monaco

Auteur de l’article : Wealth Monaco