Monaco énergie nucléaire

Monaco Réitère son Soutien aux Applications Pacifiques du Nucléaire

Le Premier Secrétaire à la Mission permanente de la Principauté de Monaco auprès des Nations Unies, s’est exprimé en faveur de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire à l’Assemblée générale lors d’une séance consacrée à l’examen du 65ème rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

Le mercredi 17 novembre, Jean-Laurent IMBERT, Premier Secrétaire à la Mission permanente de la Principauté de Monaco auprès des Nations Unies, s’est exprimé à l’Assemblée Générale lors d’une séance consacrée à l’examen du 65ème rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). A cette occasion, il a rappelé le rôle des applications pacifiques du nucléaire et leur contribution à la mise en œuvre des objectifs de développement durable – ODD- et à la lutte contre le changement climatique.

Les applications du nucléaire sont nombreuses, elles contribuent à la mise en œuvre des ODD, et s’avèrent d’autant plus essentielles si l’on souhaite concilier rapidement demande énergétique, développement, et lutte contre le changement climatique.
Aucune solution n’est parfaite, mais la science, la technologie et l’innovation ont montré que des prouesses extraordinaires en un temps record sont possibles. Les progrès sur la question des déchets, ou le développement de petits réacteurs modulaires ouvrent ainsi des perspectives encourageantes.

Jean-Laurent IMBERT, Premier Secrétaire à la Mission permanente de la Principauté de Monaco auprès des Nations Unies

Entre 2012 et 2020, l’AIEA a ainsi aidé 102 pays et territoires à s’adapter aux conséquences du changement climatique en menant 481 projets de coopération technique, pour un budget total de 112 millions d’euros.

Plus de 70 % des projets de l’AIEA ayant un rapport avec l’adaptation au changement climatique sont axés sur l’agriculture intelligente face au climat et l’optimisation des productions végétale et animale. Par exemple, la sélection par mutation permet de créer des variétés de cultures nouvelles et améliorées (par exemple de tomates et de soja) qui peuvent pousser dans des conditions climatiques changeantes, être plus performantes dans des environnements hostiles ou résister à de nouveaux agents pathogènes. Les techniques nucléaires peuvent être utilisées pour réduire les populations de mouches et de moustiques afin de combattre la maladie à virus Zika, la dengue et d’autres maladies et pour surveiller l’érosion des sols causée, notamment, par de fortes pluies.

L’AIEA soutient également la recherche sur la disponibilité et les mouvements des ressources en eau touchées par le changement climatique. Ces données pourraient par exemple révéler que les fortes précipitations sont dues à l’évaporation de l’eau océanique ou permettre d’évaluer l’âge et l’emplacement des ressources en eaux souterraines invisibles à l’œil nu.

“Outre l’appui qu’elle a fourni dans la lutte contre le covid, qui restera comme son plus vaste projet de coopération technique, certaines initiatives récentes méritent d’être soulignées. Je citerais ainsi :

– le développement d’une technique permettant de différencier l’érosion artificielle de
l’érosion naturelle des sols ;

– la publication du rapport d’évaluation des tendances de la pollution au siècle dernier telles
qu’elles ressortent des données relatives à certains environnements côtiers ;

– le projet d’Action intégrée contre les zoonoses (ZODIAC) “

Jean-Laurent IMBERT, Premier Secrétaire à la Mission permanente de la Principauté de Monaco auprès des Nations Unies

Dans un nouveau document, intitulé Nuclear Science and Technology for Climate Adaptation and Resilience, et présente des études de cas de projets menés dans différentes régions du monde avec l’appui de l’AIEA pour résoudre, à l’aide des techniques nucléaires, les problèmes liés à l’agriculture et aux ressources en eau provoqués par le changement climatique, lAIEA aborde des questions telles que l’application des techniques nucléaires dans la lutte contre l’élévation du niveau des mers et l’acidification des océans.

Le Premier Secrétaire à la Mission permanente de Monaco auprès des Nations Unies a souligné l’importance de la coopération (technique, scientifique et juridique) fournie par l’AIEA, pour faire face aux nouvelles menaces, notamment en matière de cybersécurité, et rappelé l’importance de la place des femmes dans le secteur du nucléaire. Ainsi, Jean-Laurent IMBERT a encouragé à poursuivre le programme européen de bourses Marie Skłodowska-Curie (A.M.S.C.)

Enfin, il a réaffirmé le soutien de la Principauté aux travaux de l’Agence dans les domaines de l’environnement et de la santé (Programme d’Action pour la Cancérothérapie – PACT), et a mis en avant le rôle des Laboratoires dédiés à l’environnement, situés en Principauté.

“La visite à Monaco en septembre dernier du Directeur général de l’AIEA, M. Rafael Mariano GROSSI, a été l’occasion de réitérer l’engagement aux côtés de l’Agence des Autorités monégasques dans les travaux sur l’acidification des océans, la dégradation des écosystèmes marins, l’atténuation des conséquences anthropiques ainsi que l’étude de l’évolution et de l’impact des particules plastiques dans la vie aquatique, alors que les Laboratoires de l’environnement célébraient leur 60ème anniversaire.”

Jean-Laurent IMBERT, Premier Secrétaire à la Mission permanente de la Principauté de Monaco auprès des Nations Unies

Article: Joana Foglia – Source: Direction de la Communication du Gouvernement Princier de la Principauté de Monaco

Auteur de l’article : Wealth Monaco