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PIB Monégasque

L’IMSEE publie son rapport sur le PIB Monégasque de l’année 2019.

Après la baisse de 2017 (-3,5 %), et le rebond de 2018 (+6,0%), le PIB de la Principauté poursuit sa croissance en 2019 et atteint 6,63 milliards d’euros (contre 6,09 milliards en 2018) soit une augmentation de 7,5 % en volume, correction faite de l’inflation (cf. tableau 1).

Des résultats qui témoignent du dynamisme de la Principalité et de la stabilité de son modèle économique et social.

Fiscalité à Monaco

L’une des caractéristiques de la Principauté réside dans sa fiscalité « douce » pour les personnes physiques (à l’exception des personnes physiques de nationalité française, qui ne pouvaient justifier de 5 ans de résidence à Monaco au 31/10/196 et qui sont donc soumises à l’impôt sur le revenu français)

Il n’existe en Principauté en fait, ni impôt sur la fortune, ni taxe foncière, ni taxe d’habitation.

Le seul impôt direct perçu en Principauté est l’impôt sur les bénéfices des activités industrielles et commerciales, et la TVA perçue sur les mêmes bases et aux mêmes taux qu’en France.

Analyse du PIB par l’IMSEE

En 2019, toutes les composantes du PIB progressent. Comme l’année précédente, c’est l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) qui augmente le plus (+13,8 % cf. tableau 2).

La masse salariale augmenter de +4,6 %. Elle représente près de la moitié du PIB (44,8 %) hors subventions. Cela correspond à la redistribution sous forme de salaires et cotisations de la richesse annuellement créée.

Le montant des subventions progresse (+1,5 %) quasiment au même rythme qu’en 2018 (+1,7 %). L’emploi continue de croître en 2019, dans le privé comme dans le public, avec 1 564 salariés supplémentaires (+2,8 %) au mois de décembre.

Les impôts versés sur les produits augmentent assez fortement (+5,8 %) : ils contribuent à hauteur de 12,4 % à la richesse produite. C’est principalement la croissance de la TVA mais aussi dans une moindre mesure celle des droits de mutation qui expliquent cette augmentation.

Les performances économiques sectorielles font apparaître, comme tous les ans, de grandes disparités selon l’activité mais qui reflètent aussi la diversité du tissu local. (cf. tableau 3).

Huit Grands Secteurs d’Activité (GSA), sur les douze que compte l’économie monégasque, ont vu leur PIB sectoriel augmenter, avec une croissance accrue dans les secteurs de l’administration, enseignement, santé et action sociale d’une part, et des activités financières et d’assurance de l’autre.

Les trois secteurs économiques les plus importants de la Principauté, en termes de PIB, sont les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien qui prennent désormais le pas sur les activités financières et d’assurance et la construction. Ils représentent près de la moitié (44,4 %) de la richesse produite et s’expliquent par la montée en force de l’économie numérique monégasque.

Le PIB « per capita » s’élève à 75 942 euros. Il progresse de +5,8 % en volume (cf. tableau 4).

Le PIB par salarié, indicateur de productivité, augmente également de +4,6 % à 114 600 euros (cf. tableau 5).

Article: Joana Foglia – Soucre: IMSEE

Auteur de l’article : Wealth Monaco