GAM

Une Stratégie d’Investissement Durable Axée sur la Dette Émergente Locale

Les investisseurs institutionnels, dont l’intérêt traditionnel pour les risques souverains ou économiques comme principaux leviers des spreads des obligations émergentes, évoluent vers une allocation plus stratégique basée sur l’intégration de critères ESG. Dans cette logique, GAM lance sa nouvelle gamme dédiée à l’ESG avec une stratégie d’investissement durable axée sur la dette émergente locale.

Tout comme la notation de crédit d’un pays émergent affecte le prix de ses obligations souveraines, le score ESG d’un pays affecte la dette émergente d’un gouvernement. Et les critères ESG constituent également un outil précieux pour consolider l’analyse fondamentale dans la prise de décision d’investissement, jusqu’alors limitée aux indicateurs comme : la perspective de croissance, la dette, ou les sources de financements externes (pour l’analyse des spreads de crédit des obligations souveraines par exemple).

Les facteurs ESG joueraient un rôle primordial pour le rendement ajusté du risque de la dette émergente. C’est le constat qu’a fait GAM, entreprise de gestion d’actifs indépendante (avec $138 milliards d’AUM en Décembre 2020) qui lance une stratégie d’investissement durable axée sur la dette émergente locale.

L’équipe de gestion de GAM estime que l’identification au plus juste de l’impact des facteurs ESG sur la solvabilité des Etats s’inscrit dans un cadre de référence qui identifie les interactions entre les facteurs ESG et des variables macroéconomiques traditionnelles.

En appliquant un filtre des « cycles de crise », l’équipe analyse ainsi neuf variables qui prises séparément ne risqueraient pas de déclencher une crise, mais qui en revanche, si plusieurs de ces faiblesses étaient simultanément présentes dans une économie, ne pourraient permettre aux autorités de disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour mettre en place les mesures appropriées pour contrer un choc négatif, augmentant ainsi significativement la probabilité d’une crise. De même, des facteurs ESG faibles risqueraient de pénaliser les rendements si l’économie souffrait d’autres déséquilibres macroéconomiques.

Grâce au filtre des cycles de crise, les facteurs ESG jouent un rôle à la fois dans la gestion des risques et dans l’optimisation potentielle des rendements.

Cette nouvelle approche d’investissement développée en étroite collaboration avec VBV-Pensionskasse, un fonds de pension leader en matière d’investissements durables en Autriche. Grâce leur partenariat de longue date dans cette classe d’actifs, VBV a transféré un montant de plusieurs centaines de millions de dollars dans la nouvelle solution durable.

Son objectif consiste à dégager des rendements financiers sur le long terme en tenant compte de l’impact potentiel de ses décisions d’investissement sur la société et l’environnement.

La nouvelle approche associe un biais en faveur des emprunts souverains présentant les meilleures notations au regard des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) tels que définis par son indice de référence, le JP Morgan ESG GBI-EM GD Index, un processus d’investissement exclusif qui intègre les facteurs ESG pour une allocation active des biais identifiés au sein de l’indice.

L’indice JP Morgan ESG GBI-EM GD s’appuie sur la recherche de Sustainalytics et de RepRisk, ce qui permet aux investisseurs de combiner les avantages de la gestion active appliquée à un indice de référence ESG.

Le processus de l’équipe de GAM reflète celui de la stratégie de long terme axée sur la dette émergente locale. S’appuyant sur son évaluation de l’évolution des trois grandes économies mondiales (Etats-Unis, Europe et Chine), l’équipe définit trois à cinq thèmes internationaux selon une approche top-down afin de déterminer la sélection géographique et les préférences spécifiques en matière de facteurs de risque et de rendement.

Compte tenu de l’accent mis par l’équipe sur l’évitement des crises, des analyses pays sont ensuite effectuées à l’aide du filtre des « cycles de crise » qui identifie les interactions entre les facteurs ESG principaux et les neuf variables macroéconomiques traditionnelles considérées comme les plus fiables des indicateurs anticipés des crises financières, à savoir :

-la diminution des réserves de change,

-la baisse du ratio de réserves de change par rapport à l’agrégat monétaire au sens large,

-les taux d’intérêt réels nuls ou négatifs,

-la hausse rapide de l’inflation,

-l’envolée du ratio crédit/PIB,

-un déficit de la balance des paiements courants/exportations élevé et en hausse,

-des taux de change non concurrentiels,

-un secteur bancaire vulnérable (variable qualitative)

-la détérioration rapide de la situation budgétaire (variable qualitative).

La stratégie présente généralement une exposition active allant de 15 à 25 marchés émergents et frontières centrés sur une dizaine de marchés principaux très liquides et contient de 100 à 150 obligations et contrats de change à terme.

« Dans la mesure où les facteurs ESG sont de mieux en mieux évalués sur le marché de la dette souveraine émergente, nous estimons qu’il est aujourd’hui opportun de lancer une stratégie qui prévoit un biais ESG spécifique tout en intégrant les facteurs ESG du point de vue du profil risque/rendement. »

Paul McNamara, Directeur des investissements pour la dette émergente chez GAM 

Source : GAM investments

Auteur de l’article : Wealth Monaco