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Vers plus de Cohérence: un Nouveau Modèle de Durabilité par CANDRIAM

Le nouveau modèle place le changement climatique et la préservation de l’environnement au cœur du processus d’investissement.


CANDRIAM, gestionnaire d’actifs européen multi-spécialiste avec environ 128 milliards d’euros d’AuM qui vient d’obtenir le label d’état ISR pour 16 de ses fonds de différentes classes d’actifs et stratégies de gestion, présente son Sovereign Sustainability Model actualisé, destiné à souligner l’importance de passer d’une analyse du développement économique à celui du développement durable.

Le changement le plus important est le passage d’un modèle qui met au même niveau quatre types de capitaux (capital humain, capital social, capital économique et capital naturel) à celui d’un modèle qui se concentre davantage sur la manière dont les pays gèrent leur capital naturel,ainsi que les interdépendances entre le capital naturel et les trois autres formes de capitaux.

La destruction de l’environnement naturel a des conséquences à long terme.

Cette approche reconnaît la finitude du capital naturel. Pour intégrer cette contrainte dans leur modèle actualisé, CANDRIAM utilise le score du capital naturel comme multiplicateur pour les trois autres types de capitaux. Lea méthodologie du modèle prend également en compte les progrès accomplis dans la réalisation des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies et intègre plus de 400 facteurs individuels afin de saisir une large gamme de facteurs.

Selon leur analyse, la majeure partie de l’impact environnemental pour la prochaine décennie a déjà été déterminée par les activités économiques actuelles et passées, et le capital naturel ne peut être remplacé par aucune autre forme de capital.

Par conséquent, la manière dont les pays gèrent leur capital naturel façonnera, dans une large mesure, leur développement social et économique. Par exemple, dans le cas de la déforestation, le changement d’utilisation des sols et la destruction de l’habitat contribuent à la dégradation de l’écosystème, qui à son tour exacerbe le changement climatique et augmente la gravité des catastrophes naturelles.

CANDRIAM met en évidence une dichotomie entre une durabilité dite faible et l’autre plus solide. Le premier suppose que «le capital naturel et le capital manufacturé sont librement interchangeables, et que ce qui compte, est le montant total du stock de capital que nous préservons pour les générations futures, ce qui aboutit à l’idée que la destruction des ressources naturelles a un coût et que tant que ce coût est reflété dans le prix du marché, l’activité est durable. Alors qu’une durabilité solide, considère que le capital naturel doit être traité comme un système complexe et non substituable d’éléments critiques, apportant une contribution unique au bien-être, au bien-faire et plus particulièrement au développement socioéconomique. La différence entre les deux réside dans le fait qu’il n’y a pas de prix à payer pour les dommages irréversibles causés pour les générations futures.

“La durabilité est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.” Brutland Report, 1978

Externalités et Matérialité

Dans ce contexte, la recherche a trouvé des liens directs entre la dégradation des écosystèmes et la transmission des maladies zoonotiques des populations d’animaux sauvages aux humains. Une telle transmission est suspectée dans le cas de la pandémie Covid-19, par exemple.

Le modèle de durabilité souveraine de CANDRIAM montre que les mesures de durabilité ont diminué au cours des douze derniers mois, à la fois dans les marchés développés et dans les marchés émergents.

Cependant, le changement de méthodologie de 2020 n’a pas affecté les leaders mondiaux. La Suisse, en raison de ses scores très élevés dans les quatre types de capitaux, en particulier dans le capital naturel, est suivie de près par la Suède (2e place), le Danemark (3e) et la Finlande (4e). Les changements les plus significatifs dans le classement des marchés développés ont été enregistrés par l’Australie (28) en raison de cette actualisation de méthodologie.

Le pays a souffert de son faible score de capital naturel, porté par son empreinte carbone élevée. L’Australie obtient l’un des pires scores en matière d’émissions de GES au monde, ainsi que de l’utilisation de ses ressources naturelles, s’appuyant beaucoup plus sur les exportations minières et d’hydrocarbures que ses pairs.

La Norvège (15e) et les Pays-Bas (12e) ont également connu une réduction du classement selon la nouvelle méthodologie, chacun subissant une baisse de 8 points dans la liste globale. Dans le cas de la Norvège, le principal frein à la notation est dû aux exportations de pétrole et de gaz. Quant aux Pays-Bas, ils ont souffert de leur part élevée de production d’énergie à partir de combustibles fossiles par rapport à leur groupe de pairs, ainsi que de leur forte exposition au changement climatique et à l’élévation du niveau de la mer. Une transition énergétique plus lente a de nombreuses conséquences involontaires.

La recherche révèle que si les pays inefficaces sur le plan environnemental continuent d’épuiser de grandes quantités de ressources naturelles, ils subiront à terme un impact négatif sur quatre types de capitaux – capital humain, capital social, capital économique et capital naturel – qui auront des conséquences sociales et économiques dévastatrices ainsi que des répercussions environnementales.

L’étude aborde les 4 piliers en commençant par le capital naturel à travers la portée de la déforestation, le capital humain avec un accent sur la santé, le capital social à travers l’état de droit et le capital économique à travers un sujet important mais souvent négligé, la durabilité du commerce. En plaçant le capital naturel au centre du modèle de durabilité souveraine, CANDRIAM offre une perspective unique et tournée vers l’avenir de l’analyse de durabilité.

«Nous pensons que l’industrie doit prendre les devants en mettant en œuvre des changements dans notre façon de penser la production, la consommation et l’investissement. Les problèmes de durabilité ne peuvent plus être masqués, car les fissures sont devenues tout simplement trop grandes. »

Kroum Sourov, Sovereign Sustainability Analyst à CANDRIAM

Le rapport complet peut être téléchargé ici

Source: CANDRIAM

Auteur de l’article : Wealth Monaco